C. II, n°ll infine;co
4. Ad canos episcopales, c. 11, n" 9; col. 436; cf. c. i, n" 2.
deux premiers livres du traité et les vingt-cinq premiers chapitres du troisième livre sont de 397, et que tout le reste, jusqu'à la fm du quatrième livre, a été écrit environ trente ans plus tard, en 426 ou 427. Et, comme dans les quatre livres la doctrine est constante, on voit donc qu'en vieillissant, saint Augustin n'avait pas pris à l'égard des études profanes une attitude plus sévère. Voici, en effet, le langage tenu en 397 dans le second livre : « Nous ne devons pas, à cause de la superstition profane, fuir la musique, si nous pouvons en tirer quelque chose d'utile pour l'intelligence des Écritures ; et nous ne devons pas, non plus, nous attacher aux bagatelles du théâtre, si, pour arriver à une meilleure intelligence des choses spirituelles, nous avons à discuter sur les cithares et les organums.Et, pareillement, si Mercure passe pour l'inventeur des lettres, cela n'a pas dû nous obliger à ne pas étudier les lettres... Mais plutôt, quiconque est un bon et un vrai chrétien doit comprendre que la vérité, partout où elle se trouve, appartient au Seigneur 1. »
On voit encore, dans le même second livre , que tout, dans les sciences profanes, peut s'employer* à la défense de la vérité. Il est bon d'étudier les langues, l'histoire, la dialectique, la rhétorique, la science des nombres '.
i. De Doctrina christiana, lib. II, c. xviii, n° 28; t. UI, col. 49. — Le mot de saint Justin : "Ocra ouv Trapà nâai xa>w; eipTi-rat, f,(JLwv tûv -/fiiaziavûv è(TTt [Apol. Il, n° 13; cf. ApoL I, n" 20). — Id., Clementis Stromata, lib. VI, c. XV; Origenis Contra Cehum, lib VI, n" 3; Hieronymi Commentarii in Danielem, lib. I circa initium. — Enfin, saint Augustin a dit encore la même chose. De Civitate Dei, lib. XVllI, c. xli, n"3; lib. XIX,
c. XXII.