Ib., ib., c. XXXIX, n^hS; t. III, col
2. Epist. ad Gregorium Thaumaliirgum ; — et Contra Celsum, lib. VJ, n» 12(Migne, col. 1412).
3-4. De Doctrina chrisiiana, lib. il, c. xl. 5. IbicL, c. XLii, n° 63; t. III, col. G5.
quérir pour l'employer au service de la vérité ; alors surtout que les mécliauts l'emploient pour faire triompher des causes vaines et perverses, au profit de l'iniquité et de l'erreur ^? » On lit dans le même chapitre : « L'art de la rhétorique sert à persuader la vérité et l'erreur ; qui donc oserait dire que la vérité dans la personne de ses défenseurs , doit se trouver désarmée en face du mensonge ? Eh quoi ! ceux qui cherchent à persuader des choses fausses sauront rendre dès l'abord leur auditeur bienveillant, ou attentif ou docile ; mais les autres ne sauront pas 2? » Ce langage diffère beaucoup de celui qui est adressé en 410 à Dioscore, et il ressemble absolument à celui par lequel, en 406, saint Augustin répond à Cresconius. La difl'érence, d'ailleurs, s'explique d'elle-même; car enfin la rhétorique n'a pas une valeur absolue ; et pourtant la rhétorique, ou pour mieux dire la culture littéraire mérite qu'on s'en préoccupe. C'est ce que saint Augustin enseigne ; mais en l'enseignant il se conforme aux circonstances; or, au quatrième livre de la Doctrine chrétienne, et au premier Contre Cresconius, la circonstance invitait à un enseignement précis 2.