N° 3 in fine; t. III, col. 89 sq
2. Ibid., t. III, col. 89. — Saint-Augustin n'est pas le premier dans l'Église qui ait entrepris l'apologie des études contre le zèle aveugle; on peut voir : Clementis Stromata, lib. VI, c. x (Migne, Clcm. op., t. II, col. 301) ; cf. OïiiGv.m% Contra Celsum, lib. I, n° 2; Gregorii Nazianzeni De Basilii obitu, n° 11, et Or., XXXVI, n° 4; — Hieronymi Ep. L, ad Paramachium, n" 1, et Ep. L VII, n» 12 : » ... Quasi omnes latrones et diversorum crimimim rei, diserti sint:et amenios gladios, Philosophorum voluminibus ac non arhorum truncis occulant ». — Saint Augustin a écrit quelque, chose de semblable dans les Confessions, lib. V, c. vi, n" 10.
3. Les curieux étudieront avec intérêt les préceptes et les remarques de
La culture littéraire est un perfectionnement auquel on doit préférer la connaissance des choses sacrées. On saura, de même, ne pas accorder une importance absolue à l'étude du monde extérieur ; « il suffit au chrétien de reconnaître comme unique cause de toutes les réalités créées, célestes ou terrestres, visibles ou invisibles, la bonté du Créateur qui est le Dieu unique et véritable ^ ». Voici surtout des paroles à remarquer : « S'il s'agit de déterminer les doctrines dont la religion exige la croyance , il n'est pas nécessaire d'étudier curieusement la nature, comme faisaient les philosophes que les Grecs nommèrent physiciens 2. » Ces paroles font bien comprendre la pensée de saint Augustin : on peut, en effet, *être fort bon chrétien et ne rien savoir de la physique. Il faut seulement se souvenir que saint Augustin avait étudié la physique, et qu'il ne reproche jamais à des chrétiens de l'avoir étudiée : ce qu'il leur reproche, c'est de faire intervenir dans les questions de physique l'autorité de l'Écriture, et de décider en physique, avant d'avoir acquis par l'étude directe l'aptitude à discerner ce qui se passe dans le monde extérieur. Saint Augustin est certes bien loin de mépriser la physique; mais toujours il demande qu'on ne la prenne pas pour la science absolue et qu'on ne la confonde pas avec la science spéculative.
Les sociétés humaines sont soumises à la Providence
Rhétorique sacrée dont se compose le quatrième livre de la Doctrine ehré • tienne.