‹ Saint AugustinChapitre 274 sur 292 · Ep. XCIII, no 17 ; col. 329 sq · texte numérisé non relu

Ep. XCIII, no 17 ; col. 329 sq

3. [392] Ep. XXlir, n° 7 ; col. 98, — [3%] Ep. XXXIV, nM et n° 5 ;

dont il ne faut pas s'occuper. Il y avait, cV ailleurs, outre les sévérités de la loi, remportement des passions populaires; c'est ce que Ton n'a pas toujours remarqué; par exemple, le Bénédictin qui traduisait la Vie de Saint Augustin rédigée en français par Tillemont, signale ^ comme une déclaration de tolérance le passage suivant : « Parmi d'autres choses, il fut dit (au cours delà conférence) que les nôtres ne manqueraient pas de les persécuter, et (Fortunius, l'évêque Donatiste), nous disait qu'il voulait savoir quelle serait alors notre attitude : si nous consentirions à cette violence, ou si nous refuserions tout consentement. Dieu, lui répondions-nous, voit nos cœurs, que vous ne pouvez pas voir; et c'est sans raison que vous craignez de tels accidents; car, s'ils arrivaient, ils auraient pour auteurs les gens sans aveu, lesquels se rencontrent bien pires parmi vous 2. » Naturellement le Bénédictin ne fait qu'indiquer ce passage ; car s'il l'avait eu sous les yeux, il en aurait bien reconnu la vraie signification.

Voici maintenant, dans leur ordre chronologique, la série des témoignages antérieurs à h-Ok.

1° [393] Dans un écrit populaire, intitulé Psaume contre les Donatistes, saint Augustin met en scène l'É-

— Ep. XXXV, n" 4;— cf. [402] Contra Litteras Petiliani, lib. II, c. x, n° 24.

1. Vita sancti Aurjustini, lib. IV, c. iv, n» 1 ; (Migne, Augustini opéra) t. I, col. 272.

2. « Qîix si contigerint, a malis contingere, quibus détériores ipsi (Donatistee) hahent » [Ep. XLIV, n** I ; 1 col. 179) ; cf. n"12 : « Placuit omnibus in talibus dispulationibus violenta fada malorum hominum nobis ab invicem objici non debere » (col. 179).

glise, laquelle dit aux Donatistes : « Vous ne pouvez supporter que les rois appartiennent à la foi chrétienne. Si vous êtes mes enfants, pourquoi vous chagriner de ce que mes prières ont été exaucées?... Vous avez oublié les Prophètes qui ont fait entendre cette prédiction : les illustres rois de la terre enverront des présents à U Église (Ps. LXXI, 10). Ces présents, vous les avez rejetés, montrant ainsi que vous ne m'appartenez pas; et vous avez obligé Macaire à venger sa douleur *. » Les présents ^ ce sont les mesures prises par l'empereur pour protéger l'orthodoxie. Macaire, personnage fameux dans l'histoire du Donatisme, remplissait entre 337 et 348 la charge de légat impérial ; les Donatistes lui avaient voué une violente haine. La période macarienne [Macarianatempora] resta exécrée dans leur souvenir. Aussi, prendre, comme fait saint Augustin, la défense de Macaire, est-ce déclarer que l'on approuve la répression du schisme donatiste.

2** [397 ou 398] Fortunius en vient « à la persécution que son parti a souvent soufferte ; il prétend démontrer par là que les siens sont les chrétiens véritables , car ce sont les siens qui souffrent la persécution ». Fortunius cite même le mot de l'Évangile : Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice (Matth. V, 10). « Je le félicitai, reprend saint Augustin, et aussitôt j'ajoutai qu'il faut donc s'informer si c'est réellement pour la justice qu'ils ont souffert la persécution. Je désirais que l'on élucidât un point, d'ailleurs fort clair pour tout le monde ; le voici : la période macarienne les a-t-elle

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