‹ Saint AugustinChapitre 275 sur 292 · Psalmus contra partem Donati, l. IX, col · texte numérisé non relu

Psalmus contra partem Donati, l. IX, col

trouvés dans Funité de l'Église, ou bien, à cette époque, étaient-ils déjà séparés d'elle par le schisme^? » Et saint Augustin, au cours de cette Épître, revient constamment sur ce principe : la persécution vaut selon la cause au profit de laquelle elle est exercée. Qui est juste, lui demande Fortunius, le persécuteur ou le persécuté ?« Je lui réponds : la question ne doit pas se poser ainsi : car il peut se faire que Fun et F autre soient injustes, il peut se faire aussi que le plus juste persécute le plus injuste 2. » Élie, en face des prêtres de Baal, était seul juste, etc'est lui qui persécutait^.

3° [399 ou 400] Les Donatistes ne cessaient d'adresser ce reproche aux catholiques : « Vous faites servir les puissances terrestres à nous persécuter. » Saint Augustin leur répond : « Je ne cherche à déterminer ni quel supplice vous méritez pour un si horrible âacrilège, ni quelle modération la mansuétude chrétienne nous fait observer ^ . » Le premier livre Contre r Épître de Parménien contient des déclarations plus fortes et plus nettes ; il faudrait pouvoir citer les quatre chapitres viii-xi. Quelques phrases suffiront; mais, à les prendre isolées, elles disent moins que dans la suite naturelle du texte. « Que les Donatistes, écrit saint Augustin, prouvent qu'ils ne sont ni hérétiques, ni schismatiques ; ils pourront alors maudire comme indignes les châtiments qu'on leur

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