C. IV, n" 7; col
4. Ep. LI, n°3; col. 192; voir la suite de ce numéro et le numéro 5, où saint Augustin oppose aux Donatistes leur propre conduite.
378 SAINT AUGUSTLN.
fait subira » — « (Les Donatistes) prétendront peut-être qu'il n'appartient pas à la puissance impériale de réprimer et de punir (le schisme et l'hérésie). Or, ici, je demande quelle est leur pensée : est-ce que, en fait de religion mauvaise ou fausse, les puissances terrestres nont à s'occuper de rien?... Quoi! selon eux, le crime d'idolâtrie est justement puni par les empereurs; ou, s'ils ne vont pas jusque-là, ils reconnaissent du moins que la rigueur des lois s'exerce avec justice contre les empoisonneurs ; mais contre les hérétiques et contre les dissensions impies , ils ne voudront pas reconnaître la même chose, alors que cependant l'apôtre met tout cela dans une même énumération?... Pourquoi donc portet-il le glaive, celui qui est appelé miiiislre de Dieu et vengeur redoutable contre ceux qui font le mal 2? »
W [402] (( Pourquoi, s'écrie Pétilien, pourquoi ne laissez-vous pas à chacun la faculté de suivre son libre arbitre 3? » A cela, saint Augustin réplique : « Lorsque les rois décrètent quelque chose contre vous, croyez que, par là, vous êtes avertis de réfléchir sur le motif pour lequel vous subissez cette peine... Et, si vous la subissez pour le crime de votre schisme, que font les rois, sinon de vous corriger^? » Pétilien avait un mot encore plus vif : « Dieu a-t-il donc ordonné de massacrer du moins les schismatiques 5? » Mais saint Augustin n'é-