‹ Saint AugustinChapitre 277 sur 292 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

5. « Numquid igitur cxdem vel schismaticis Deus jussit inferri? »

prouve aucun embarras : « Celui qui est trouvé hors de rÉglise, dit-il, n'a pas à être interrogé; il doit écouter la correction et se convertir ; ou bien, s'il subit le châtiment, qu'il ne se plaigne pas^ »

Ces témoignages montrent fort bien que, dès le commencement, saint Augustin approuve la répression violente du schisme etdeFhérésie. Il ira bientôt plus loin : Les évêques réunis à Carthage en 404 délibéraient sur les moyens que l'empereur Honorius devrait employer pour mettre fm au schisme donatiste ; saint Augustin n'était pas d'avis que la loi dût formellement contraindre à l'abjuration du schisme et à la profession publique de la religion catholique ; il redoutait les conversions hypocrites. Mais la majorité des évêques se prononça pour l'abjuration obligatoire, et l'événement leur donna raison 2. Saint Augustin, de son côté, voyant les nouveaux convertis plus fervents et plus fermes <( que beaucoup d'anciens catholiques » , concluait : « Ce n'est donc pas une action nulle que l'action coercitive ^? » De même, il se sentait autorisé à écrire : (( Vous dites que nous vous contraignons malgré vous; mais beaucoup sont bien aises d'être contraints; ils nous avouent, avant et après (leur conversion) , qu'au moins ils ont ainsi un moyen d'échapper à vos violences oppressives'^. »

D'où il apparaît que la fameuse phrase : « A l'origine

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