‹ Saint AugustinChapitre 34 sur 292 · Conlr. Acad., lib. III, c. xvii, n" 39; t. I, col · texte numérisé non relu

Conlr. Acad., lib. III, c. xvii, n" 39; t. I, col

dix. Mais gardez-vous aussi de croire, ou bien que dans la philosophie vous ne connaîtrez pas la vérité, ou bien que vous ny connaîtrez aucune vérité en cette manière ^. » Saint Augustin, lui aussi, et cela donne plus d'importance à l'avertissement, avait longtemps compté sur une philosophie aussi simple, aussi limitée, aussi facilement certaine que la mathématique -. Aujourd'hui, il est bien éloigné de cette illusion : « La lumière se montre facilement aux yeux, mais l'éclat de la vérité ne se montre pas aussi facilement aux âmes 3. »

Tous les philosophes ont le sentiment invincible de la vérité, et, aussi, qu'ils le veuillent ou non, le sentiment invincible de penser et d'être.

Il doit souvent arriver, d'ailleurs, que les deux sentiments se confondent ; car il n'est pas possible de penser sans avoir conscience d'être le sujet pensant. Saint Augustin opp6se donc en même temps au scepticisme, notre sentiment du vrai, et notre sentiment invincible de penser et d'être.

Il entreprit dès le lendemain de sa conversion, d'écrire contre le scepticisme. Il y avait là, pour lui, une question capitale, que, dès longtemps, il était préparé

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