‹ Saint AugustinChapitre 35 sur 292 · Contr. Acad., lib. Il,c. i, n° 1: t. I, col · texte numérisé non relu

Contr. Acad., lib. Il,c. i, n° 1: t. I, col

à traiter '. Tout ce qu'on va lire, ce sont vraiment des réflexions bien approfondies et bien vivantes : « Voilà quelqu'un, dit-il, qui, en apercevant votre frère, dit de lui qu'il ressemble à votre père; et celui-là n'a jamais vu votre père : ne vous paralt-il donc pas insensé ou faible d'esprit 2? » Et mieux encore : « La force des choses montre le ridicule des Académiciens, qui prétendent se tenir à la vraisemblance, et qui pourtant ignorent ce qu'est le vrai lui-même ^. » Il fait sentir combien est contradictoire cette prétention d'être sage et d'ignorer toujours la sagesse^; il rappelle notre invincible tendance à savoir et ce sentiment indestructible qui persiste malgré tout l'effort du scepticisme, et qui est en nous une certaine connaissance de la vérité : connaissance incomplète, mais toujours présente. Il expose, enfin, longuement le fait que Pascal exprime en ce mot : « La nature confond les Pyrrhoniens ^. »

Dans cette étude, il s'arrête aussi aux dissensions entre les philosophes ^ ; et là-dessus, il ne dit rien de bien fort. Du moins discute-t-il à fond le prétexte fondé sur les erreurs de la perception sensible ; il enseigne très

1. (Alypius) : Habesne tu quidquam in quo sententiatuajam fundata constiterit? (Auguslinus) Facile est, inquam, liuic rogationi respondere, mihi prxsertim cui rcpentina rion est... De vita nostra, de moribus^ de animo resagitur... {Contr. Acad., lib. II, c. ix, n" 22; t. 1, col. 929; — ib., n° 23, et c. xi, n° 26 ; — cf. Confess., lib. VI, c. x, n° 19). — Voir cidessus, chap. II, paragr. i, p. 10, 13.

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