‹ Saint AugustinChapitre 36 sur 292 · Ib., lib., III, c. III et iv ; c. ix, x, xiv · texte numérisé non relu

Ib., lib., III, c. III et iv ; c. ix, x, xiv

5. Pensées, art. VIII, n" 1 ; (Havel) t. I, p. 114. G. Contr. Acad., lib. III, c. vu et viii; c. x, n» 23.

expressément que l'intellection a sa valeur propre , indépendante de la sensation ^ ; nous pouvons, en efTet, n'avoir que des sensations fausses, sans que, pour cela, l'intellection soit diminuée ~. C'est un point où la doctrine de saint Augustin a toujours une fermeté parfaite ^. Et, pour achever, il enlève aux sceptiques cette ressource qui, pour eux, est la principale : si l'on a raison contre nous, cela même démontre une fois de plus la faiblesse du raisonnement philosophique, et c'est encore nous qui avons à triompher : « Qui donc, leur répond saint Augustin, pourrait ou comprendre, ou croire que le vaincu, en cela même où il est vaincu, ait à s'attribuer glorieusement la victoire^? »

En même temps que saint Augustin développait ces considérations, il insistait aussi sur le sentiment de notre pensée et de notre existence. C'est un sentiment qu'il a merveilleusement reconnu et dont il a donné une expression philosophique. Il a eu, sur ce sujet, bien autre chose qu'une vue rapide et sans conséquence. Il a toujours cité, comme certitude inattaquable, notre conscience de penser et d'être. On remarquera, d'ailleurs , que , chaque fois , il la cite avec une intention réfléchie. Les exemples les plus explicites appartiennent à des dates très différentes; on en compte sept principaux.

Les deux premiers sont de 386; l'un se trouve dans

1. Ib., il)., c. XI, n» 25 et 26. — Voir le livre III, chap. I.

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