‹ Saint AugustinChapitre 37 sur 292 · lib. m, c. V, n° 12 ; t. I, col · texte numérisé non relu

lib. m, c. V, n° 12 ; t. I, col

le traité Contre les Académiciens : « Mieux vaudrait dire : la sagesse est inaccessible à rhomme, que de dire : le sage ne sait pas pourquoi il vit, il ne sait pas comment il vit, il ne sait pas s'il vit^. » Le second, bien plus clair et plus complet, se lit dans les Soliloques : (( (R) vous qui voulez vous connaître, savez-vous que vous êtes? (A) Je le sais. (R) D'où le savez-vous? (A) Je rignore. (R) Vous sentez-vous simple, ou multiple? (A) Je l'ignore. (R) Savez-vous si vous êtes en mouvement? (A) Je l'ignore. (R) Savez-vous que vous pensez? (A) Je le sais. (R) Donc il est vrai que vous pensez? (A) Cela est vrai'. »

Avant sa conversion, saint Augustin avait longuement médité; voilà pourquoi, dès qu'il se met à écrire, il trouve le mot décisif. Il dit de même, en 390 : « Quiconque se conçoit comme doutant, a une conception vraie, et il est certain de cette chose qu'il conçoit 3. » On lit à la même époque (388-395) dans le traité du Libre Arbitre : « Je vous demande si, vous-même, vous êtes. Et, certes, à propos d'une pareille question, ne redoutez pas de vous tromper; car si vous n'étiez pas, vous ne pourriez nullement vous tromper^. » Il faut ensuite arriver jusqu'au traité de la Trinité (vers 415), et jusqu'à la Cité de Dieu (416, lib. XI). Le pas-

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