De vera Religione, c. xxxix, n" 73; t. III, col. loi
4. Cuni utique si non esses, falli omnino non posses (lib. II, c. iir, n° 7; t. I, col. 1243). — Cf. : uhoc ipsum enim falli nemo potest, si aut non vivat, aut nihil velit « (De duabus animabus [391], c. x, n" 13; t. VIII, col. 104).
sage de la Cité de Dieu est resté assez connu : « Quoi ! disent les Académiciens, si vous vous trompez? Mais, si je me trompe, je suis^. Car celui qui n'est pas, ne peut pas non plus se tromper; donc, je suis, par cela même que je me trompe 2. » Le traité de la Trinité exprime deux fois ^ cette considération, qui est reprise encore vers 421 dans VEnchiridion.
Le second passage de la Trinité, auquel ressemble celui de YEnchiindion, a une importance particulière : « (Notre propre existence) est un point sur lequel nous ne craignons pas qu'une vraisemblance nous trompe; car il est certain que se tromper c'est encore vivre... Nous connaissons, par une science intime, notre propre existence; et là, nous n'avons pas à redouter qu'un Académicien nous dise; Peut-être dormez-vous, et n'en savez-vous rien, et voyez-vous tout cela en songe... C'est qu'en effet, quiconque a la certitude sur la science de sa propre vie, ne dit pas : Je sais que je veille, mais : Je sais que je vis ; soit donc qu'il dorme ou qu'il veille, il vit... L'Académicien ne peut pas, non plus, dire contre cette science : Peut-être êtes-vous insensé, et vous l'ignorez, les perceptions de l'insensé étant semblables à celles de l'homme de bon sens. Mais enfin, quiconque est insensé, vit. Et il n'est pas maintenant question de dire contre les Académiciens : Je sais que je ne suis pas insensé, mais : Je sais que je vis. Donc, l'erreur ni le mensonge n'ont jamais rien à faire avec la