‹ Saint AugustinChapitre 45 sur 292 · C. XI, n38; t. I, col · texte numérisé non relu

C. XI, n38; t. I, col

6. 1" Quœst. LI, n" 4 ; t. VI, col. 33; — 2" Quœst. LXXIX, n° 1 ; col. 90.

des demandes différentes. Vous répondez purement, mais tous ne vous écoutent pas purement i. » Saint Augustin s'applique aussi à nous faire constater que la notion d'unité 2 proprement dite, ne peut pas nous venir des sens.

Notre sentiment, de même que notre intelligence, a pour objet réel, Dieu. Ce n'est pasla musique, d'abord entendue, qui nous donne le sens de l'harmonie ^. Tous les hommes ont le sentiment primitif de Dieu, et ce sentiment devient parfois, chez quelques-uns, l'inspiration créatrice : « Les belles conceptions, qui, de l'âme, vont aux mains de l'artiste, ont pour origine cette beauté qui est au-dessus de toutes les âmes ^. » Plus de douze ans avant les Confessions^ le même mot est employé au sixième livre de la Musique ^^ puis vers 390, le livre des Quatre-vingt-trois Questions le reproduit : « L'harmonie du corps humain ne se trouve pas toute dans la statue ; mais, à quelque degré qu'elle s'y trouve, elle va de la sagesse divine aux mains de l'artiste ^. » Mieux encore : « La sagesse divine agit elle-même par les artistes, afin

1. Lib. X,c. xxvr, n° 37 ; 1. 1, col. 795; cf. lib. XI, c. v, n°7; col. 812.— Cf. De Musica, lib. VI, c. xii, n° 3i; 1. 1, col. 1181 ; cf. n" 35 très explicite.

2. De Lib 67-0 Arbitrio , lib. II, c. viii, n" 32; t. I, col. 1152; chapitre à lire, ainsi que c. xii, très important.

3. Nec nobiseam sonus infert {De Musica, lib. VI, c. ii, n» 3; t. I, col. 1164; cf. De Trinitate, lib. IV, c. ii, n° 4 ; t. VIII, col. 889).

4. Pulchra trajecta per animas in inanus artificiosas, etc.. {Confess.^ lib. X, c. xxxiv, n° 53; t. I, col. 801. — Cf. lib. XI, c. v, n° 7 ; col. 812).

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