C. XX, n° 34; t. I, col
3. Retract., lib. I, c. iv, n» 4. —Sur De Quantitate anima-; lib. I, c. VIII, n° 1.
ment. Tout le monde, en effet, est, sans le savoir, parfait géomètre, mais rien n'autorise à supposer que, dans une existence antérieure, tout le monde avait appris la géométrie ^ « Bien plutôt, il y a lieu de croire que, par son essence, l'âme intellectuelle étant jointe selon l'ordre naturel, et selon la disposition du Créateur, aux choses intelligibles, elle les voit dans une certaine lumière incorporelle 2. » D'ailleurs, pour la perception sensible, les interrogations ne font rien; il y faut la perception actuelle. « Pourquoi, enfin, n'y a-t-ilquc les choses intelligibles à propos desquelles tout homme convenablement interrogé réponde selon que chaque science l'exige, et cela, tout ignorant qu'il puisse être 3? » Avant de poser la question, saint Augustin l'avait formellement résolue. Il reviendra, dans le même ouvrage, à la solution qu'il avait donnée : « Dieu est tout entier partout; aussi est-ce en lui que l'âme vit, qu'elle se meut, qu'elle est (Act. XVII, 28); donc, elle peut se ressouvenir de lui^; ce n'est pas qu'elle se ressouvienne de l'avoir connu en Adam, ni ailleurs avant cette vie , ni , enfin , au moment de sa création en vue de l'union avec le corps... L'âme se souvient de Dieu de manière à se tourner vers le Seigneur, et elle se tourne vers le Seigneur comme vers cette lumière dont elle s'éloignait, et qui, pourtant, ne laissait pas de la toucher. » Voilà pourquoi saint Augustin répète