Et ideo rcminisci ejus potes t
encore ici, que les impies, malgré leur goût du mal et leur expérience actuelle du mal , ont le sentiment de la justice absolue qui est Dieu. « Où donc, ajoute-t-il, sont-elles écrites ces règles selon lesquelles l'impie reconnaît le juste et l'injuste? Où sont-elles écrites, sinon dans le livre de cette lumière qui s'appelle la vérité? C'est de là que toute loi juste est transcrite, et qu'elle est transportée dans le cœur de riiomme qui opère la justice i. » Cette transcription est déjà mentionnée au second livre àeVOrdre^.
Apprendre une doctrine spéculative, c'est donc constater en soi-même une connaissance primitive très obscure ^ ; c'est apercevoir avec quelque clarté ce que , jusque-là, on connaissait très confusément; c'est, en un mot, arriver à la conscience de ce que l'on savait. Saint Augustin va rendre ce fait encore plus clair.
« L'homme , arrivé au moment de réfléchir sur la nature de son âme et de trouver ce qui est vrai, ne le trouvera pas ailleurs qu'en lui-même. Or, il trouvera, non ce qu'il ignorait, mais ce sur quoi il ne réfléchis-