‹ Saint AugustinChapitre 58 sur 292 · Lib. XI, c. III, n» 5; t. I, col · texte numérisé non relu

Lib. XI, c. III, n» 5; t. I, col

3. De Trinilate, lib. XIV, c. vu, n" 10; t. VIII, col. 1043. Chapitre tout entier à lire.

de le faire connaître à ceux à qui nous parlons, nous adoptons un signe pour le manifester^. » Le signe, ce sont des paroles, ou un geste, ou une attitude, ou un air de visage, etc.-. Or, pour les paroles, « nous les pensons, même dans le silence ». Mais ce langage intérieur « doit être dépassé; et telle est la condition pour parvenir jusqu'au verbe de l'homme... Il faut donc parvenir à ce verbe humain qui n'est ni susceptible d'être proféré dans un langage, ni susceptible d'être pensé sous forme de langage : car tout langage est une langue déterminée; mais ce verbe est antérieur à tous les signes qui le manifestent, et il est produit par la science qui réside dans l'âme; il est du moins produit lorsque cette science (primitive) est intérieurement saisie selon sa propre nature ^ ». Un peu peu plus bas, il donne le nom de verbe à toute notion que le langage n'a pas encore déterminée; c'est ainsi que, dans la phrase suivante, il appelle verbe la notion de la chose sensible, aussi bien que la notion de l'intelligible pur : « Le verbe est parfaitement semblable à la chose connue qui le produit et dont il est l'image; car, par la vision de la science, se forme la vision de la pensée », entendons : la connaissance confuse se transforme, par un certain effort, en une connaissance moins confuse : « or, cette vision de la pensée (ou cette connaissance moins

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