‹ Saint AugustinChapitre 59 sur 292 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. Et (jignitur de scienlia qiix niancl in nnimo, (jucnido eadem sclentia intus dicitur sicutiest (/^., c. xi, n° 20; t. VIII, col. 1072).

confuse) est le verbe qui n'appartient à aucune langue ^ ».

Le premier Traité sur saint Jean contient quelques phrases remarquables : « Qu'est-ce donc qui réside en vous, lorsque vous pensez une substance vivante, éternelle, toute-puissante, infinie, présente partout et renfermée nulle part? Lorsque vous pensez cela, c'est, en votre cœur, votre verbe au sujet de Dieu. Est-ce que cela pourrait être le son Deiis, composé de quatre lettres et de deux syllabes ^ ? »

YI

Par elle-même, la doctrine de l'innéité telle que saint Augustin l'enseigne, oblige à croire que nos perceptions purement intellectuelles, si multiples qu'elles nous apparaissent, se ramènent pourtant à une seule perception, ou, en d'autres termes, manifestent en bien des manières notre perception primitive très confuse de l'absolu ou de Dieu. Et en effet, selon saint Augustin, l'intelligence perçoit toujours Dieu; mais Dieu n'est pas un intelligible multiple; d'où il suit que l'intelligence humaine, lorsqu'elle a conscience de

1. De Trinitate, lib. XV, c.xii,n°22 ;t. VIII,col. 1075; cf. c.xiv,n°24 : « Verbum autem nostrum illud quod non hahct sonum neque cogitationem soni, sedejus rei quam videndo intus dicimus, et ideo nullius linguse est» (col. 1077). — C. XXI, no 40; col. 1088 : « intimuin verbum quod nullius lin-

guse est »; n°41, col. 1089; «inestdilectio huic intelligentiœquas cogi-

talione formalur; quod verhum verum sine ullius gentis lingua intus dicimus, quando quod novimus dicimus ».

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