‹ Saint AugustinChapitre 60 sur 292 · Tract. in Jo., Tract. I, n" 8; t. III, col · texte numérisé non relu

Tract. in Jo., Tract. I, n" 8; t. III, col

penser plusieurs intelligibles, perçoit réellement, sous diverses déterminations, cet intelligible unique en soi. La conséquence est certaine; mais saint Augustin ne l'a jamais formulée dans les termes qu'on vient de lire. Il a fait autre chose; et on peut dire, il a mieux fait; il a vu directement, et il a enseigné directement l'unité fondamentale de toute notre connaissance spéculative i.

Parmi les ouvrages antérieurs au traité de la Trinité, le second livre de V Ordre est celui qui donne l'enseignement le plus précis. On accordera « par excellence, dit saint Augustin, le nom de savant, au philosophe capable de saisir les théories disséminées parmi tant de sciences, et de les ramener à une simple unité, toute vraie et toute certaine 2. » En outre, « dans la philosophie, le philosophe ne trouve rien de plus que l'unité, mais une unité bien plus profonde etbien plus divine (que celle des mathématiques) ^. » Du traité du Libre Arbitre^ on retiendra le mot : « L'âme jouissant de Dieu, jouit en lui, simultanément, de toutes les vérités ^. »

Le sixième livre de la Musique, la Quantité de rame, VÉpître à saint Jérôme se rapportent propre-

1. Voir : 1° [386] De l'Ordre (lib. II, c. xvi-xix); — 2° [388] Quantité de l'âme (c. xxxv); — S» [388] De la Musique (lib. VI, c. xvi, n» 55); — i° [388 [ou 389] Mœurs de VEylise (lib. I, c. xxv) ; — 5° [388-395] Libre Arbitre (lib. II, c. xii, n" 33; c. xiv, n°38); — 6» [400-il6] Trinité (lib. VI, c. IV, n° 6, et lib. XV, c. xiv-xvi; c'est de beaucoup le passage le plus important, et c'est le seul qui soit complet); — 7" [415] Ep, CLXVIl.èi saint Jérôme; cf. Ep. C XXXVII, à Volusien [412], n° 7.

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