‹ Saint AugustinChapitre 61 sur 292 · Lib. II, c. XIII, n^SO; t. I, col · texte numérisé non relu

Lib. II, c. XIII, n^SO; t. I, col

ment à l'unité de toutes les vertus i; mais si les vertus se réduisent à l'unité, c'est donc que plusieurs actions de Tâme sont une même action diversement accomplie, et que plusieurs pensées sont les diverses formes d'une même pensée. Enfin, l'unité des attributs de Dieu est pour nous la preuve que, si nous pensons l'éternité de Dieu, nous pensons aussi, quoique d'une manière moins vive, son immutabilité, sa puissance, etc.

Dans VEnchiridion, il est dit que nier quelque chose de ce qui se rapporte au Christ, équivaut à nier totalement la personne du Christ^. Saint Augustin, en ce moment, ne pensait pas à l'unité des diverses notions spéculatives, et il affirmait naturellement cette unité. Il l'avait mieux affirmée dans cette phrase de la Quantité de rame : « Il y a des manières infinies pour désigner un 'sujet et pour le diviser; chacune d'elles est très juste et très subtile ; mais parmi cette abondance, chacun adopte la manière (jui lui paraît la plus commode ^, » Là encore, il apercevait, sans peut-être y penser expressément, qu'une doctrine est, en soi, un total indivisible ; pourtant, le travail d'exposition morcelle la doctrine, et comme, en fait, la doctrine reste toujours une, la division est donc un moyen indispensable, à la fois, et ar-

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