C. V, n° 1 ; t. VI, col
3. C. XXXV, ii"79i?i/t/je;t.I, col. 1079. — Malebranche (lisait de même ; « Je ne prétends point ni obliger à rien lorsque je me fais un ordre. Je me fais un ordre pourme conduire » {Recherche de la vérité, liv. IV, vers la fin). Voir encore ce qu'il dit des règles de sa méthode, lesquelles « dépendent toutes les unes des autres » (liv. VI, IP partie, chap. I, vers la fin).
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tiûciel, auquel on recourt pour se faire entendre. Rien de cela n'approche de l'enseignement formel exposé au quinzième livre de la Trinité. Saint Augustin observe ^ que, dès le commencement de notre existence, nous avons, d'une manière très confuse, la science spéculative universelle. Nous arrivons ensuite, au cours de notre vie, à percevoir avec quelque clarté, selon la force de notre réflexion, une partie de notre connaissance primitive : c'est là notre verbe, qui, comme tel, n'appartient à aucune langue », et qui « naît de notre science, de même que le Verbe divin naît de la science du Père - » .
Mais puisque notre verbe sort de notre science, il est donc plus récent que notre science. Pourtant, au lieu de considérer notre verbe dans sa réalisation ou dans son être actuel, si on le considère dans sa pure possibilité, on pourra dire qu'il est aussi ancien et aussi constant que notre science : « La possibilité de la pensée réfléchie est, en nous, un verbe aussi perpétuel que notre science elle-même. » Saint Augustin ajoute cette explication fondamentale : « Quel est ce quelque chose qui pourra être verbe, et qui, pour cela, mérite déjà le nom de verbe? Quel est-il, dis-je,ce quelque chose de déterminable non encore déterminé^ ? Quel est-il, sinon quelque chose de notre âme, quelque chose à quoi nous imprimons mille mouvements, selon que la réflexion ou qu'une vue inopinée nous fait penser tantôt à ceci, tan-