‹ Saint AugustinChapitre 71 sur 292 · I Cor. XIV · texte numérisé non relu

I Cor. XIV

saint Augustin, connaît la vérité et qui l'aime, n'a plus à se rassurer par le souvenir des miracles, ni par la considération du grand nombre des fidèles, nihilhorum est necessariiun sapienti.

K l'exemple de saint Paul encore, il affirme, en 402, que la doctrine chrétienne vaut par elle-même^, et qu'elle doit servir à vérifier les miracles : « Les miracles ^ accomplis dans l'Église catholique sont dignes d'approbation, précisément parce qu'ils s'accomplissent dans l'Église catholique ; et ce n'est pas l'Église catholique qui est reconnue comme vraie, précisément parce que ces miracles s'accomplissent en elle. Le Seigneur lui-même, lorsque après sa résurrection il s'offrait à la vue de ses disciples et qu'il leur donnait son corps à toucher, voulut les prévenir contre toute crainte d'erreur; il jugea donc qu'il fallait, avant tout, les rassurer par les témoignages de la Loi et des Prophètes et des Psaumes, et leur montrer qu'en lui s'accomplissait ce qui avait été prédit si longtemps à l'avance ^. »

Le traité Des deux âmes, contemporain de V Utilité de croire [391], mérite, à cause des huit premiers chapitres, une sérieuse attention. Saint Augustin y raconte comment, dès le principe, il aurait pu avoir conscience de se tromper, et, par là, se défaire de son erreur. Gela forme un assez long discours, lequel, séparé de son début et de sa conclusion, ressemblerait, sauf une phrase

1. Le mot de saint Paul : Licet nos,aut angehis decœlo evangelizei vobis pvœterquam quod evangelizavimus vobis, anathema sit{Gd\. I, 8} .

2. Jl s'agit des miracles opérés à Milan sur le tombeau des martyrs.

Page 1