Lib. Xlll, c. 1 ; t. VIII, col
le croire, faire beaucoup de remarques utiles ^. Les réflexions durent jusqu'à la fin du chapitre xiv. Les peut-être y reviennent souvent 2, car saint Augustin n'a pas l'habitude d'oublier la réalité et de recourir à des suppositions consolantes. Enfin le chapitre xvi débute par cette phrase : « Ces remarques, et tant d'autres, que, maintenant, nous touchons à peine, pourraient être plus longuement développées. Et lorsqu'un surcroît d'insistance aurait montré toute la force de la preuve, alors ce païen que Fauste nous donne à catéchiser, pourrait, s'il préférait son salut à ses désordres, se mettre en mouvement vers la foi 3. » Il n'est donc pas simplement question, pour le païen, d'apprécier la valeur d'un raisonnement; il faut, avant tout, qu'une disposition intérieure change. Saint Augustin va le dire avec encore plus de netteté. Fauste, en effet, mettait saint Augustin au défi de faire reconnaître à un infidèle la force des preuves alléguées dans l'Église. Or, après avoir ainsi indiqué que la disposition intérieure décide toutes choses, Augustin retourne à Fauste son propre défi : « Nous demandons comment Fauste réduira ce païen à croire au Christ... Comment donc, ô hérétique, vous emparerez-vous de cet homme, à moins que vous ne le trou\dez déjà soumis, en quelque manière, au nom du Christ ^? »