C. XVII; t. VIII, col. 293; cf
Jusqu'ici, on a pu voir à l'œuvre l'orgueil intellectuel ; mais le mot propre n'a pas encore été rencontré. Saint Augustin l'avait pourtant écrit dès 390, et il en avait donné cette explication : « Il y a dans le culte des idoles un degré plus funeste et plus Jjas : c'est le culte des fantômes que l'on a créés; c'est un culte religieux absolu pour toutes les pensées, que, dans son orgueil et dans sa présomption, une âme déçue a pu imaginer ^. » Saint Ambroise avait déjà dit que la sagesse des philosophes crée son propre objet; il avait désigné cette sagesse par un nom très heureux : artificem sapientiam -.
Si Platon revenait au monde, s'il voyait les nations converties et s'il assistait àla vie de l'Église, il n'y a que l'orgueil intellectuel qui pût l'empêcher de devenir chrétien 3.
Il n'y a, de même, qu'un moyen pour arriver au vrai : c'est le détachement de soi, c'est l'humilité : « Voulezvous saisir la vérité et la rendre vôtre ? ne préparez pas une voie différente de celle qui a été préparée par le Dieu à qui la faiblesse de nos pas est connue. Or, la première voie est Thumilité ; la seconde, Thumilité; la