‹ Saint AugustinChapitre 75 sur 292 · De vej'a Religione, c. 38, ri" 69; t. III, col · texte numérisé non relu

De vej'a Religione, c. 38, ri" 69; t. III, col

2. Hexameron, lib.II, c. ii, n^S. — Cf. Hieronymi, Comment, inisaiam, lib. IX; op. t. IV, col. 347 : « Omneserrores et idola, ac similitudines verllatis, qux artifex lingua composuerat... » — Comment, in Michxam, lib. I; op. t. V, col. 1158 : « quolidie quod colant reperiunt, et idola sibi artifici manu etcuriosa mente confingunt ». — Comment. inAjnos, lib. I; t. V, col. 1008 : « Bibunt vinum, non in domo Dei..., sed in doino Dei sui quem sibi arlifici sermons finxerunt ». — Cf. In Isaiam, lib. XII ; col. 438, éd. Mir.NE.

3. In superbia et invidia rémanentes, dit-il de Platon et de Socrate, et, en général, des anciens (De vera Religions, c.iv, n" 6; t. III, col. I26j.

troisième, rhumilité : et aussi souvent que vous m'interrogerez, je vous répondrai la même chose K » — <( Vous avez assez de talent, dit-il ailleurs à Gonsentius, pour pouvoir expliquer votre pensée ; mais vous avez assez de droiture et assez d'humilité, pour mériter de penser le vrai 2. « Et c'est de la connaissance philosophique qu'il s'agit; c'est aussi à un philosophe que cette parole s'adresse.

Par orgueil intellectuel, il faut donc entendre l'abandon total à soi-même, le sentiment, non certes avoué, ni formulé, mais réel et dominateur, qui, en chaque philosophe, se traduit par une exclusive confiance en soi-même : ainsi, le philosophe pourra bien avoir conscience d'aimer la vérité absolue et de se soumettre; mais, en fait, il aime uniquement ce qui est la propre création de son énergie intellectuelle, et il se soumet uniquement à ses propres pensées. L'humilité, au contraire, sera le détachement de soi-même, la disposition à plier sous l'autorité divine ; enfin, la conviction vivante de n'avoir pas créé cette énergie intellectuelle que l'on exerce.

Il faut voir, au dixième livre de la Cité de Dieu, comment l'orgueil intellectuel rendait invincible l'erreur de Porphyre. Saint Augustin observe que Porphyre vivait

1. Ep. CXVIIl, à Dioscore, n° 22 ; col. 442 ; — cf. Serm. CCCLI: « Huniilitas quœpœneuna disciplina christiana est y) (cm, n°4;t. V, col. 1.538sq.). Cf. irf., Expositioin Epist.ad Galatas,n° 15; t. III, col. 2114. — Bossuet, Hist. Univ., Part. II, chap. 26 : L'humilité qui fait le fond du christianisme. — Fénelon, Lettres sur l'autorité de l'Eglise, lettre II : La religionn'est qu'humilité.

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