‹ Saint AugustinChapitre 76 sur 292 · Ep. CXX, c. I, no 1 ; col · texte numérisé non relu

Ep. CXX, c. I, no 1 ; col

à Tépoque où sévissait la persécution, et « où Dieu voulait affirmer et consacrer le nombre des martyrs • » . Mais quelle impression la constance des martyrs produisaitelle sur Porphyre? L mclinait-elle vers la foi? « La persécution, au contraire, lui faisait prévoir la ruine prochaine du christianisme ; elle linduisait à croire que le christianisme n'était pas, pour les esprits, la voie universelle de la délivrance ; il ne comprenait pas que la persécution dont son âme était émue, et que lui, pour le cas où il serait devenu chrétien, redoutait de subir, contribuait précisément à rendre le christianisme plus ferme et plus digne de croyance ~. »

Porphyre persiste donc dans son erreur; il n'abandonne pas même la théurgie 3, qui, pourtant, lui inspire quelque honte ^ ; il ne veut pas co mprendre « que le Seigneur Christ est le principe, et que, par son incarnation, il nous purifie. Porphyre le méprisa à cause de cette chair que le Christ avait prise pour procurer notre perfection, et vraiment, ce qui empêchait Porphyre de comprendre un tel mystère, c'était cet orgueil que le véritable et doux médiateur avait renversé par son humilité ^ ». Saint Augustin dit ensuite, en général, aux Néoplatoniciens : « Afin qu'il vous fût possible d'ac-

1. Lib. X, c. xx\ii, n" 1 ; t. VII, col. 313. —Cf. lib. XXII, c. vu, col. 760 : « {fides) pullula iuj'a fecundius cum martyrum sanguine sereretur ». Id., c. V in fine.

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