‹ Saint AugustinChapitre 77 sur 292 · C. IX, x; c. IX, n · texte numérisé non relu

C. IX, x; c. IX, n

4. C. XXIV, col. 301 : « sed subditus Porphyrius mvidis potestalibus, de quibus et erubescebat ».

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quiescer à cette vérité (des choses chrétiennes), vous aviez besoin d'humilité : ce qui ne peut que très difficilement être persuadé à votre présomption ^ » Et enfin : « Pourquoi, à cause de vos opinions que mutuellement vous attaquez, refusez -vous de devenir chrétiens, sinon parce que le Christ est venu dans l'humilité et que vous êtes orgueilleux? Le Christ est humble, vous êtes orgueilleux... Or, pour les orgueilleux, ce Dieu, le maître de la vérité, est méprisable ^. »

Et saint Augustin ne propose nullement à Porphyre de tuer son intelligence, et de se perdre dans une soumission aveugle. Il lui propose d'acquérir une détermination intellectuelle différente, et, en un mot, de se faire une intelligence chrétienne. Car ni les enseignements, ni les exemples du Christ ne rabaissent Tintelligence : « Le Christ accomplit ce que les saints prophètes avaient prédit à son sujet : Je perdrai la sagesse des sages (Isaïe, XXIV, 14). Et ce n'est pas sa propre sagesse qu'il perd ou qu'il réprouve en eux : cette sagesse que lui-même a donnée ; c'est uniquement celle que les sages s'arrogent eux-mêmes, et qu'ils ne tiennent pas de lui ^. » Saint Paul, fidèle à l'esprit de Notre-Seigneur, demande : Où est le sage? Oùestle scribe?... (I Cor. 1, 19- 25). «Voilà ce que des hommes prétendus sages et forts par eux-mêmes, méprisent comme chose insensée et basse. Mais c'est la grâce qui guérit les infirmes, ceux qui ne vantent pas orgueilleusement leur fausse félicité. ^ »

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