‹ Saint AugustinChapitre 78 sur 292 · C. XXXIX, n° 2 ; t. VII, col. 308 sg · texte numérisé non relu

C. XXXIX, n° 2 ; t. VII, col. 308 sg

3-4. « Quant sihi arrogant qui non habent ipsius » . Voir, ci-dessus, p. 86, le mot De la vraie Religion (c. xxxviii).

Cinq ans, à peu près, avant de proclamer que le Christ ne perd ni ne réprouve la véritable sagesse, saint Augustin dans son épitre au philosophe Consentius écrivait les paroles remarquables et bien connues qu'il faut ici rapporter : « Loin de nous la pensée que Dieu déteste en nous ce en quoi il nous a créés supérieurs aux autres animaux : loin de nous une adhésion de pure foi, qui nous dispenserait de recevoir ou de chercher la raison * . » Il adresse bientôt à Consentius d'autres réflexions encore plus fortes : « Ce n'est pas, lui dit-il, un motif suffisant pour éviter toute sagesse (c'est-à-dire tout travail de pure spéculation), que l'existence d'une sagesse fausse, selon laquelle le Christ crucifié est une folie... Or, parmi les philosophes et les orateurs engagés non dans la voie véritable, mais dans une voie de pures apparences, et, dans cette voie, trompant eux-mêmes et les autres, il en est à qui il a pu être persuadé (que la folie des choses de Dieu l'emporte sur la sagesse des hommes) ; il en est aussi à qui cela n'a pas pu être persuadé... Mais ceux qui, parla grâce de Dieu, ont pu comprendre que la voie chrétienne est la voie droite, ceux-là ont bien été quelquefois encore appelés philosophes ou orateurs; mais, dans une piété humble, ils ont confessé que les apôtres- les avaient précédés avec un mérite plus relevé, leur donnant l'exemple d'une inébranlable fermeté dans la croyance, et d'une merveilleuse force à comprendre la vérité ^. » Et ici il est

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