PREFACE. XV
est déjà présentée dans des ternies analogues à ceux de VEnchiridion '.
Quiconque voudrait, par une étude directe, connaître saint Augustin, devrait lire tous les ouvrages dont il vient d'être question, et y ajouter le recueil des Épîtres. Il ferait bien, sans doute, de lire aussi quelques traités contre les pélagiens; mais les Èpîtres relatives au pélagianisme, les Questions à Simplicien et VEnchiridion donnent , comme enseignement, même spécial, tout ce qu'on pourrait désirer.
Les Confessions et la Cité de Dieu ont eu, depuis fort longtemps, une renommée particulière. L'un et l'autre ouvrage n'a certes jamais été estimé au-dessus de sa valeur; et ni l'un ni l'autre ne rend suffisamment tout saint Augustin. 11 n'est jamais venu à l'esprit de saint Augustin de condenser sa doctrine dans un livre ; il en a exprimé partout quelque chose ; il faut donc tout lire. 11 sera même très utile de lire tout l'ample recueil de sermons : là, le style n'est pas, ordinairement, celui des ouvrages composés pour la lecture; il est plus long, et parfois il peut paraître terne, mais il a de merveilleux élans. On trouve des choses admirables dans les sermons recueiUis sous le titre de Traités sur rÉvangile de saint Jean, et dans ceux qui se nomment Énarrations sur les Psaumes. Il est certain, d'ailleurs,