‹ Saint AugustinChapitre 83 sur 292 · Inlelligit (anima) quod semper ejusmodi est · texte numérisé non relu

Inlelligit (anima) quod semper ejusmodi est

3. « Cum igitur inlelligit (anima) aliquid quod semper eodem modo; babel ipsum (Deum) sine dubio inlelligit. »

de Dieu, se contente donc de montrer cjue Tintelligence perçoit d'abord Dieu, plus confusément, sous la notion de simple immuable, et qu'elle voit ensuite comment la notion d'immuable est identique avec la notion de Dieu. Or, si l'âme agit de la sorte, c'est que, primitivement, elle comprend Dieu ^ .

La preuve de saint Anselme - n'a pas un autre sens ; mais elle n'est pas aussi bien formulée ; et, de plus, elle ne suppose pas, comme dans saint Augustin, une étude approfondie des conditions selon lesquelles existe et se développe notre connaissance intellectuelle. Tout, pour saint Augustin, se ramène à ce point fondamental : l'intelligence humaine a primitivement une connaissance de Dieu, totale et très confuse ^. Or, en même temps que l'étude attentive de notre intelligence vérifie ce fait, elle vérifie aussi que, dans l'ordre spéculatif, toute preuve est la perception moins obscure ou plus claire de la conclusion déjà confusément connue; et, pour ne pas sortir du sujet, elle vérifie que, prouver Fexistence de Dieu, c'est percevoir avec quelque clarté ce que l'on savait déjà, mais trop confusément.

Tout ce détail se voit clairement dans le traité de la Vraie Religion, depuis la fin du chapitre xxx jusqu'à la fin du chapitre xxxii. Saint Augustin observe d'abord que Fâme humaine , toute changeante qu'elle puisse être, a l'intellection de l'immuable; il ajoute « qu'il existe

1. « Deo junctum est quoi intelligit Deum. Intelligit autem rationalis anima Deum. Nam intelligit quod semper ejusmodi est. »

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