‹ Saint AugustinChapitre 85 sur 292 · Existence de Dieu, P« part., c. 11, n° 60 in fine · texte numérisé non relu

Existence de Dieu, P« part., c. 11, n° 60 in fine

3. « Possum enim dicere quare similia sibi ex utraque parte respondere

rien de plus au traité du Lih^e Arbitre. Mais, sur la question précise de Fexistence de Dieu, le second livre de ce traité a une importance particulière ; car, dans les œuvres de saint Augustin, il est, avec le fragment déjà cité de la Question LIV, le seul endroit où la preuve de l'existence de Dieu soit expressément abordée pour elle-même, et développée pour elle-même. Voici comment la question s'y présente.

Le traité du Libre Arbitre a pour objet de démontrer que notre liberté, bien que faillible et cause du péché, peut et doit avoir néanmoins pour auteur un Dieu bon, et qu'elle ne témoigne nullement, comme le prétendaient les Manichéens, sur l'existence nécessaire d'un absolu mauvais, ou d'un principe du mal ^. Or, Evodius croit bien, sans hésiter, à l'existence de Dieu; mais il voudrait que sa foi se transformât en connaissance intellectuelle 2. Saint Augustin, pour satisfaire le désir d'Evodius, va donc chercher à rendre intelhgible l'existence de Dieu 3.

membra cujusque corporis debeant ; quia sujnma œquitate delector, quam non oculis corporis, sed mentis contueor : quapropter tanto meliora esse judico quae oculis cerno, quanto pro sua natura viciniora sunt iis qux animo intelligo » (c. xxxi, n° 37; t. III, col. 147). — « Unde iilam nosti unitatem, secundum quam judicas corpora, quainnisi videres, judicare non posses quod eam non impleant?... Non ergo ista continetur loco : et cum adest ubicumque judicanti, nusquam est per spatia locorum, et per potentiam nusquam non est » (c. xxxii, n° 60; t. III, col. 149).

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