‹ Saint AugustinChapitre 86 sur 292 · Lib. II, c. II, n° 5 et · texte numérisé non relu

Lib. II, c. II, n° 5 et

3. « Nisi enim aliud esset credere, et aliud intelligere, et primo credendum esset, quod magnum et divinum intelligere cuperemus, frustra Propheta dixisset, Nisi credideritis, non intelligetis » (Isaïe, VII, 9, juxta LXX) « Quapropter Domini praeceptis obtempérantes quaeramus instanter.

Quod enim hortante ipso quserimus, eodem ipso demonstrante inveniemus

lOi SAINT AUGUSTIN'.

Voici la preuve qu'il développe : Nous possédons la connaissance invincible de notre existence et de notre pensée ^ ; nous constatons que notre pensée spéculative a pour objet l'absolu^; donc, nous comprenons que l'absolu existe, et nous ne pouvons pas ne pas comprendre qu'il existe; mais l'absolu, c'est Dieu lui-même; donc, nous comprenons que Dieu existe; et si, actuellement, nous le comprenons, c'est que notre intelligence ayant toujours confusément pensé Dieu, elle arrive enfin à quelque conscience de sa pensée ^.

L'exposé de la preuve, auquel se mêlent des considérations curieuses sur la connaissance sensible ^ et sur la connaissance intellectuelle , est intéressant à suivre : Nous avons la certitude de penser et d'être^; nous possédons une force de comprendre et de juger, par laquelle nous sommes supérieurs au reste de notre univers^. « Mais quoi, si nous réussissons à trouver quelque chose dont vous ne puissiez mettre en doute ni l'existence, ni même la supériorité sur notre âme? Douterezvous que cela, quel qu'il soit, doive être appelé Dieu?... (Or, si l'àme) perçoit par elle-même (sans l'intervention des sens) quelque chose d'éternel et d'immuable, il faut à la fois qu'elle se reconnaisse inférieure (à l'é-

quantum in hac vita, et a nobis talibus inveniri queunt » (lib. Il, c. ii, no 6; t. I, col. 1243;.

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