‹ Saint AugustinChapitre 87 sur 292 · Lib. II, c. Yi, n° 13 ; t. III, col · texte numérisé non relu

Lib. II, c. Yi, n° 13 ; t. III, col

teriiel et à l'immuable) et qu'elle avoue que c'est bien là son Dieu^ » Il s'agit donc de constater que nous percevons Téternel et l'immuable ; or, notre âme , substance individuelle, perçoit, au delà de sa propre individualité bornée, l'immuable infini. C'est à cette occasion que saint Augustin écrit les chapitres si importants sur notre conception individuelle ou notre intellection individuelle de l'absolu (c. vii-x). Son dessein principal, en les écrivant, était de bien faire constater que notre connaissance proprement spéculative atteint, en diverses manières, l'absolu. Et voici ce qui, au cours de ces quatre chapitres, puis dans le reste du livre, amène plus directement la conclusion sur l'existence de Dieu : « Avant d'être heureux, nous portons, imprimée dans nos âmes, la notion de bonheur... En outre, avant d'être sages, nous portons de même, imprimée dans notre àme, la notion de sagesse 2. » Mais la sagesse est identique avec la vérité absolue^. Et cette vérité absolue, l'âme la contemple, elle la comprend comme règle suprême^; elle la reconnaît comme le but de toutes ses aspirations ^ ; elle la retrouve dans chacune

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