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il a été, ou // sera; car ce qui a été n'est plus, et ce qui sera n'est pas encore ; mais tout ce qui est en Dieu, c'est simplement : il est ^ « Rien ne le limite, mais il ne se perd pas dans Tindétermination : « N'attribuons pas un mode à Dieu, car il semblerait que nous lui attribuions une limite. Cependant, il n'est pas indéterminé, lui qui donne à toutes choses leur mode propre, afin que chacune d'elles ait un certain être. Ne disons pas non plus qu'il a son mode particulier, comme s'il avait eu à le recevoir de quelqu'un. Mais si nous disons qu'il est le mode absolu, summum modum, peut-être dirons-nous quelque chose 2. »
Dieu est immuable : « L'être doit s'attribuer principalement à ce qui est toujours de la même manière, à ce qui n'est pas soumis au temps et qui ne peut pas avoir maintenant une détermination différente de celle d'autrefois 3 . » — « En Dieu , rien ne commence et rien ne finit : lui attribuer proprement l'un ou l'autre, c'est tomber dans l'égarement^. » Enfin, « la seule substance ou essence immuable, c'est Dieu ; car c'est à lui que convient principalement et en absolue vérité, l'être mêrae, d'où l'essence a pris son nom. Et, en effet, ce qui change, ne conserve pas l'être même; et ce qui peut changer, supposé même qu'il ne change pas, peut n'être plus ce qu'il avait été ^ » .
1. Enarr. in Ps. Cl, n° 11; t. IV, col. 1311. Lire tout le passage.