De Trinitate jlih' V, c. ii, n* 3; t. VIII, col
lia SAINT AUGUSTIN.
Dieu est la suprême justice, et le bien suprême : « Cette justice qui subsiste en elle-même, est Dieu, et elle subsiste immuable i. » — « Personne ne connaît Dieu, à moins de comprendre que Dieu est le bien suprême et immuable, dont la participation rend heureux^. » Dieu qui est le souverain bien, trouve en lui-même le parfait bonheur : « Dieu est le seul qui, sans le secours de personne, et par sa seule puissance, puisse être heureux^. » — (( Dieu est heureux, non par un bien étranger, mais par le bien qu'il est lui-même; il ne peut donc pas être malheureux, car il ne peut pas se perdre luimême*. »
En Dieu, la connaissance ne se divise pas : « l'activité divine ne va pas d'une pensée à une autre ; mais Dieu voit simultanément présentes dans son intuition incorporelle toutes les choses qu'il connaît ^. » Il y a au second livre des Questions à Simplicien ce passage fort remarquable : « Si, dans la connaissance humaine, je supprime tout successif , sij 'y laisse seule Ténergie de la vérité certaine et incontestable, seule la force qui, par une contemplation unique et éternelle , pénètre toutes choses; mais plutôt, si au lieu de prétendre y laisser cette énergie que la science humaine ne possède pas, je m'efforce de la concevoir : alors, j'ai en quelque manière