Op.imp., Contra Julianum^ lib. V, n" 38; t. X, col
3. Enchiridion, c. en, n" 26; t. VI, col. 280. 4 Enchiridion, c. xcv, n'*24; t. VI, col. 276.
se surajouter à son être, n'est en réalité que l'être divin lui-même ; il n'y a pas de différence entre ce que Dieu possède et ce qu'il est i. Aussi, « à l'égard de Dieu, être est la même chose que d'être fort, ou d'être juste, ou d'être sage, ou d'être toute autre chose qui étant dite de cette multiplicité simple ou de cette simplicité multiple , prétend en exprimer la substance ^ ». La bonté n'ajoute pas à Dieu une qualité, ni la grandeur une quantité : Dieu contient tout, et de telle manière que rien ne peut être surajouté à son essence 2.
Le quinzième livre de la Trinité offre, à ce sujet, un long passage, très instructif*, qui se résume dans les sentences suivantes : 1° « Ce qui en Dieu se nomme vie, est la même chose que l'essence et que la nature de Dieu ^. » — 2° : « C'est dire une même chose, soit que l'on appelle Dieu éternel ou immortel, soit qu'on l'appelle incorruptible ou immuable ; et pareillement, lorsqu'on l'appelle vivant et intelligent — titre qui est compris dans celui de sage — , on dit encore une même chose. Car Dieu ne reçoit pas d'ailleurs une sagesse qui le rend sage; il est lui-même la sagesse '^. » Enfin, après avoir dit de Dieu qu'il est éternel, immuable, tout-puissant, etc. , on dit encore qu'il est esprit : « il semble, ajoute sain
\.De Civitate Dei, lib. XI, c. x, n^S : « Qux habet hœc et est, et ea omnia unus est. »
2. De Trinitate, lib. VI, c. iv, n° 6; t. VIII, col. 927. — Cf. c. x, nMl ; col. 931.
.3. Sine qualitate bonum, sine quantitate magnum, sine habitai omnia continentem [De Trinitate, lib. V, c. i, n° 2; t. VIII, col. 912).