‹ Saint Basile (329-379): (329-379)Chapitre 64 sur 146 · Id., Ovatio IX · texte numérisé non relu

Id., Ovatio IX

zianze pour consoler et encourager le nouveau prélat. On peut se demander si la démarche était opportune ; Grégoire de Nysse, qui avait en toutes choses les intentions les plus pures, se trompa quelquefois par excès de zèle*. Grégoire de Nazianze, prêchant devant lui, ne put s*empècher de faire un parallèle entre les deux frères, et de mettre en pendant la compassion de Tun et ce qui lui paraissait être Fhumeur impérieuse de l'autre*. Bientôt, cependant, un nouvel incident se produisit. La passion de la solitude fut un instant la plus iorte : se dérobant à ses nouveaux devoirs, Grégoii'e s'enfuit au désert ou se réfugia dans quelque maison de retraite. Son père et Basile eurent beaucoup de peine à le décider au retour. Il revint cependant à Nazianze; dans un discours mélancolique, il y pleura son repos perdu. « Je désirais, dit-il, laisser à d'autres les travaux et les honneurs, les combats et les victoires; je voulais me créer une vie de méditation et de paix, traverser sur une petite barque un étroit océan, me bâtir modestement une petite maison pour l'éternité •. » Mais, ajoute-t-il, « l'amitié, d'une part, de l'autre les cheveux blancs de mon père l'ont emporté : cette vieillesse qui touche presque au port, et cette amitié qui est riche en Dieu et qui enrichit les autres de ses dons^! » Aussi, conclut le pieux orateur, « j'abjure désormais toute colère, je regarde d'un œil calme la main qui m'a fait violence, et je souris à l'Esprit; ma poitrine haletante s'apaise; la raison revient; l'amitié, cette flamme qui était assoupie et presque éteinte, se rallume et revit', »

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