‹ Saint BasileChapitre 101 sur 137 · I. Saint Grégoire de Nazianze, Ep · texte numérisé non relu

I. Saint Grégoire de Nazianze, Ep

mort, il prononça une longue oraison funèbre, où Thistoire peut recueillir de précieux détails. Grégoire de Nysse était très attentif à conserver les souvenirs de famille : à ce point de vue, son discours sur son frère et sa Vie de sa sœur Macrine ont une valeur particulière. Dans ce dernier écrit, il raconte qu'étant allé, neuf ou dix mois après la mort de Basile, visiter cette sœur, il la trouva malade, couchée par terre, dans sa cellule, sur une planche recouverte d'un sac, la tête appuyée contre un morceau de bois en guise d'oreiller. La sainte religieuse leva les mains au ciel et rendit grâces à Dieu, puis tous deux causèrent : ils ne s'étaient pas vus depuis huit ans. Quand la conversation eut amené le nom de Basile, le visage de Grégoire se contracta : de grosses larmes coulèrent de ses yeux. Macrine, plus ferme, ne pleura point : elle passa en revue la carrière de Basile, fit remarquer les grandes leçons qu'un chrétien en pourrait tirer, y montra visible la providence de Dieu, et parla de la vie future comme une personne qui y touchait déjà'.

Macrine mourut peu de jours après ; mais Grégoire de Nysse et son frère Pierre de Sébaste vécurent assez pourvoir le culte public de Basile établi dans l'Église. Tout l'Orient s'accoutuma vite à célébrer par des réunions pieuses et des panégyriques l'anniversaire de sa mort, coïncidant avec la fête de la Circoncision. On possède deux des discours prononcés à cette date, celui de saint Grégoire de Nysse, dont nous avons parlé, et un autre attribué plus ou moins exactement à saint Amphiloque. L'Église d'Orient a continué à faire, le i" janvier, la fête de saint Basile : depuis le ix® siècle, on trouve la commémoration de sa mort marquée à cette

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