I. Saint Grégoire de Nysse, De vita S. Macrinae
date dans les martyrologes latins'; mais sa fête, descelle époque, se célébrait en Occident le 1 4 juin, comme on l'y célèbre encore de nos jours*.
On aimerait à se représenter l'aspect extérieur de saint Basile. Un manuscrit anonyme de la Bibliothèque vaticane, reproduit par Baronius, le dépeint comme grand, maigre, sec, le teint pâle, le regard pensif, les tempes un peu creuses, la tête a demi chauve, portant toute sa barbe*. Quelle que soit la valeur historique de ce portrait, il concorde sur plus d'un point avec la description donnée par saint Grégoire deNazianze. Celui-ci dit de même que Basile était pale, avec une longue barbe. Il ajoute que, dans la vie ordinaire, ce grand orateur était lent à parler. Ce n'est pas qu'il montrât ou éprouvât du dédain pour ses interlocuteurs ; mais il était habituellement absorbé dans ses pensées'. Bavsile donne humblement de cette lenteur une autre explication : il l'attribue à une lourdeur et h une gaucherie deCappadocien*. Le plus probable, c'est que Basile était extrêmement timide. Un de ses ennemis, l'hérétique Eunome, dit qu'il tressaillait et changeait de couleur si quelqu'un entrait dans la chambre où il s'enfermait pour travailler'. Philostorge ajoute que la timidité d'esprit lui faisait éviter les discussions publiques*. Basile semble avoir été de ces hommes qui montrent un courage intrépide quand ils se sentent
I. Voir la f^ie de saint Basile^ xl, 3, dans rédition bénëdic> tine (Migne, Patr. Gr.^ t. XXIX, col. clxi), et Tillemont, Aiemoires, t. IX, p. 278 et 680.
a. Baronius, j4nn. eccl,^ ad. ann. 378.