‹ Saint BasileChapitre 103 sur 137 · Saint Grégoire de Nazianze, Oratio XLIII · texte numérisé non relu

Saint Grégoire de Nazianze, Oratio XLIII

5. Saint Grégoire de Nysse, j4di\ Eunomium, I. G. Philostorge, Hist, eccL, IX, la.

moralement obligés d'agir, mais ne se décident pas sans un devoir impérieux à sortir de la retraite qui fait leurs délices. Cette grande réserve ne provenait pas, chez lui, d'une âme portée à la tristesse : ses lettres ont de Tenjouement, avec le sel le plus fin, et un sentiment très vif des beautés de la nature. Grégoire de Nazianze dit qu'il se plaisait aux réunions ir&mis, ra* contait à merveille, et n'était pas ennemi d'une spirituelle plaisanterie ^ Mais le trait caractéristique de sa personne morale comme de sa personne physique était la constante possession de soi-même, se traduisant au deiiors par un calme inaltérable, une politesse mesurée. S'il avait à contredire, il le faisait d'une manière très nette, mais avec une extrême douceur*. Il était de ceux à qui il suffit d'un sourire pour marquer l'approbation et qui blâment par leur silence'. Saint Grégoire de Nazianze ajoute que beaucoup, parmi ses contemporains, s'efforçaient de copier ses allures, son langage, ses manières, les moindres particularités de sa démar^ che et de son costume : la maladresse même des imitations, qui témoignaient de la popularité de Basile, faisait ressortir le naturel et la distinction du modèle^.

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