‹ Saint BasileChapitre 105 sur 137 · Ibid., VIII · texte numérisé non relu

Ibid., VIII

158 SAINT BASlï^.

face : Basile le loue du calme qui règne dans ses profondeurs, où riiérésie fut toujours impuissante à sou* lever des tempêtes^

II s*empare ordinairement de l'attention des fidèles par un exorde court, et comme pressé d'aller au but. Quelquefois, cependant,!! procède avec plus de pompe, et la simplicité de son langage parait plus ornée. C'est ainsi qu'au début de la sixième homélie sur VHexaeme^ roriy après avoir rappelé que les anciens assistaient aux combats du stade la tète découverte, et dit que de même les chrétiens doivent apporter aux grands spectacles de la sagesse divine une ame bien préparée, il s'éorie : A Si jamais, dans la sérénité des nuits, contemplant d'un œil attentif Tinénarrable beauté des astres, vous avez pensé au Créateur de Tunivers qui a semé le ciel de fleurs brillantes, et donné aux choses une utilité plus grande encore que leur beauté; ou si, pendant le jour, vous avez admiré les merveilles de la lumière, et, par une soigneuse méditation, monté des choses visibles jusqu'aux invisibles ; alors vous êtes un digne auditeur, et vous avez droit a vous asseoir dans ce noble et bien* heureux théâtre. »

A aucun moment l'orateur ne perd de vue les esprits simples auxquels il s'adresse. Son auditoire est, comme ceux de tous les pays de civilisation grecque, amoureux de la parole. Bien que composé en partie d'artisans, d'illettrés, il est capable de supporter mieux peutêtre qu'un auditoire de nos jours le long développement des idées. On le devine sensible à l'enchaînement logique des raisonnements et à la musique des mots. Mais Basile sait que ses ouailles ont besoin avant tout de leçons pratiques. Dans sa première homélie,

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