‹ Saint BasileChapitre 106 sur 137 · I. Hexaem,, IV · texte numérisé non relu

I. Hexaem,, IV

où il commente ces mots du texte sacré : « Au commencement Dieu créa le ciel et la terre, » il oppose aux systèmes flottants des philosophes, contredits ou détruits les uns par les autres, Tautorité des immuables paroles qui impriment dans Tâme comme un sceau indélébile le nom de Dieu. Dans la seconde, où il montre le Créateur débrouillant le chaos, il s'attaque à la fois aux sophistes qui soutenaient Téternité de la matière, et aux hérésies, « cette pourriture des Églises, » qui, avec Valentin, Marcion, Manès, personnifiaient le mal et les ténèbres pour en faire le principe mauvais op* posé à Dieu. Dans la troisième, il s'élève en passant* contre Tabus des explications allégoriques de la Sainte Écriture. La quatrième s'ouvre par un exorde où il fait le procès aux villes, nombreuses alors, dont la population oubliait tout, commerce, industrie, devoirs de famille, pour les jeux du cirque et les représentations théâtrales. La cinquième, à propos de la création des plantes, lui donne lieu de rajeunir, par les traits les plus saisissants, l'antique lieu commun sur la prospé* rite des puissants et des riches, qui se fane comme l'herbe :'« hier des honneurs, des gouvernements, des soldats, le héraut annonçant sa venue, des licteurs précédant ses pas, le pouvoir d'ordonner coups, confiscations, exils; cette nuit, la fièvre, la pleurésie, une congestion pulmonaire : et voilà un homme enlevé du milieu des hommes, la scène vide de celui qui la remplissait, sa gloire évanouie comme un songe*! » La sixième homélie, qui traite de la création des astres, conduit Basile à réfuter les rêveries des astrologues, à en montrer le péril pour la moralité publique, et a dé-

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