‹ Saint BasileChapitre 108 sur 137 · Hexaem,, VII · texte numérisé non relu

Hexaem,, VII

l'attrait de la nouveauté. Quand celui-ci, par exemple, après avoir décrit la migration de certains poissons, « à l'époque de la ponte passant comme un torrent de la Propontide dans le Pont*Euxin, » disait : « J'ai vu ces choses, et j'ai admiré la sagesse de Dieu^, j» tous les regards devaient s'attacher sur l'orateur, ajoutant à ses enseignements de tliéologie ou de morale le poids de son expérience de voyageur. Ce qu'il cherche surtout à prouver, dans cette homélie et dans les deux suivantes, c^est la théorie des causes finales et des harmonies providentielles. Tout organe, dans la nature, est adapté k une fin, qui est la conservation de chaque espèce par les moyens qui lui sont propres. De là, le sentiment obscur qui pousse les poissons à chercher des eaux plus douces pour y déposer leurs œufs* ; de là la structure différente des oiseaux, selon qu'ils sont destinés à s'élever dans les airs ou à nager sur les étangs, à saisir leur nourriture au vol ou à la chercher dans la vase'; de là l'organisation merveilleuse et la discipline extraordinaire de la monarchie des abeilles et de la république des fourmis*; de là, chez les quadrupèdes, la rapidité avec laquelle se multiplient les plus faibles et les plus exposés à la destruction, et la stérilité relative des puissants carnassiers*; de là surtout l'instinct des animaux, qui leur indique la pâture qui leur convient, au besoin les herbes qui les guérissent', « et compense par une surabondance de sensibilité la raison dont ils sont privés''. »

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