‹ Saint BasileChapitre 119 sur 137 · I. HomiL yiy · texte numérisé non relu

I. HomiL yiy

a. Saint Ambroise, De Nebuthe Jezraelita, V, ai-a4*

On se rend compte de la souplesse du génîe de Basile en lisant, après ces véhéments discours, une autre homélie, non moins célèbre dans l'antiquité, qui expose des idées d'une nature très différente, et sur un tout autre ton. C'est le discours « aux jeunes gens sur la manière d'étudier avec fruit les écrits des païens*. »

S'il pouvait subsister des doutes sur la légitimité de l'emploi des classiques païens dans l'éducation, la lecture de ce discours suffirait à les dissiper. Basile ne pose pas la question, qui lui paraît résolue d'avance. Il y avait cependant, de son temps, des chrétiens qui voyaient un danger pour la foi dans l'étude des lettres profanes*. Quelques-uns parmi eux avaient été jusqu'à se réjouir de l'édit de Julien interdisant aux professeurs chrétiens de commenter les écrivains helléniques, et, tout en considérant comme un bienfait de la Providence la mort rapide de ce prince, de toutes ses réformes avaient regretté celle-là. On les avait entendus se plaindre de ce que les classiques païens eussent recommencé, sous le règne de son successeur, à être enseignés dans les écoles chrétiennes. Socrate, dans la première moitié du v* siècle, rapporte ce propos, et se croit obligé de le réfuter longuement, en des pages qui sont parmi les meilleures de son Histoire ecclésiastique^. Saint Basile ne fait même pas allusion aux esprits étroits qui soutiennent de telles idées. Peut-être n'y en avait-il pas à Césarée ; ou peutêtre dédaignait-îl de discuter avec eux.

Aussi entre-t-il franchement dans son sujet, sans s'arrêter aux alentours. Toute la vie présente, dit-il à ses jeunes auditeurs, n'est qu'une préparation à la vie fu-

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