‹ Saint BasileChapitre 135 sur 137 · Voir plus haut, pages · texte numérisé non relu

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laissé voir combien il était sensible à Tamitié'. D*autres sentiments trouvaient encore le chemin de son cœur. Plusieurs de ses épîtres rentrent dans la catégorie de ce qu'on appelait au xvii* sîècle des lettres de direction*. Il s^y montre attentif à toutes les inquiétudes de pensée et de conscience de ceux qui ont mis leur confiance en lui. Mais surtout sa pitié est grande pour les pécheurs. Lui, qui n'hésite pas à frapper d'excommunication les coupables scandaleux et obstinés', il tend les bras h ceux dont il espère la conversion. Avec quelle insistance, dans une longue lettre, aussi travaillée que ses plus parfaits ouvrages, s'eflbrce-t-îl de toucher le cœur d'une religieuse infidèle à ses vœux, et tombée dans les pires désordres*! Ses lettres à deux moines, qui ont succombé de même à la tentation, sont de touchants appels au repentir*. « Si tu as encore quelque espoir de salut, écrit-il à l'un deux, si tu te souviens un peu de Dieu, si tu crains les supplices réservés aux impénitents, lève les yeux au ciel, comprends, renonce à ton péché, secoue ton ivresse, terrasse ton ennemi. Fais eiBFort pour te relever. Souviens-toi dubonpasteui qui te cherche. . . . Que nulle considération humaine ne t'empêche de venir à moi. Je te recevrai en pleurant, comme celui qui était mort et qui est ressuscité. Je soignerai tes blessures.... Ne tombe pas dans le découragement. Souviens-toi des anciens jours. Là est le salut, là est le remède. Aie confiance, ne désespère pas. Nous ne sommes pas sous la loi qui condamne à mort sans miséricorde, mais sous la grâce, qui diffère le châtiment et attend

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