‹ Saint BasileChapitre 136 sur 137 · Ep · texte numérisé non relu

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le repentir. La porte n'est pas fermée : TEpoux écoute : le péché ne domine pas encore. Reprends donc la lutte, sans tarder : aie pitié de toi-même et de nous tous, dans le Christ Jésus Notre Seigneur. »

Basile n'a pas moins d'éloquence, quand, en face de douleurs qui semblent sans remèdes, il lui faut prêcher la résignation. Ses lettres a des parents ou à des époux en deuil sont quelquefois admirables ^ Aux froides raisons de se soumettre, que suggère la nature, il joint tous les motifs que donne la foi. Il redit le mot de Job : « Dieu me l'avait donné. Dieu me l'a ôté, que son saint nom soit béni! » Mais il répète aussi le mot de saint Paul, défendant aux chrétiens de s'affliger sans mesure, « comme ceux qui n'ont pas d'espérance. » Son langage varie selon la condition des personnes, ferme, viril, s'il parle a un père, h un homme élevé en dignité et mûri par l'expérience de la vie, pénétré d'une tendre compassion s'il s'adresse à une mère ou h une veuve. « Je sais, écrit-il h l'une, ce que sont les entrailles d'une mère. » Il fait l'éloge de l'enfant qu'elle a perdu. Il célèbre son innocence, ses grâces, ses jeunes talents. Mais il montre en même temps la miséricorde de Dieu, qui l'enlève au monde avant l'heure où tous ces trésors auraient pu être souillés. « Attendons un peu, et bientôt nous serons réunis h celui que nous avons aimé. » Â la veuve d'un général illustre, il rappelle ses actions d'éclat, le deuil universel que la mort du guerrier a excité, et que partage l'empereur lui-même; mais il rappelle surtout la grâce que Dieu lui fît de laver avant de mourir ses fautes dans l'eau du baptême. Il ne se contente pas de présenter à ses amis affligés les motifs les plus propres à leur faire accepter chrétiennement la

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