‹ Saint BasileChapitre 50 sur 137 · Ru fin, Hist, eccL^ Hi · texte numérisé non relu

Ru fin, Hist, eccL^ Hi

rent obligés h exercer une nouvelle pression sur Tévêque. Les gens de la suite de l'empereur s'en mêlèrent. Un fonctionnaire, originaire d'Illyrie, et dont le rang n'est pas clairement indiqué, se crut le droit d'interroger Basile, en présence de nombreux officiers*. Modestus, dont la colère s'était rallumée, fit de nouveau comparaître l'évêque. Mais cette fois il s'était entouré de tout l'appareil de la justice. Il siégait dans son cabinet, séparé de la salle d'audience réservée au public par un voile, qu'on levait pour le prononcé de la sentence : autour de lui était rangé tout Vofficium^ appariteurs, hérauts, licteurs. Malheureusement, personne ne nous a transmis les paroles échangées dans cette nouvelle audience, à laquelle apparemment Grégoire de Nazianze n'assistait pas, et dont Grégoire de Nysse se borne à décrire la solennité terrifiante. Ce dernier résume d'un mot l'attitude de son frère : « Le généreux athlète dépassa encore, dans cette seconde épreuve, la gloire qu'il avait acquise dans le premier combat. »

Découragé, le préfet du prétoire vint faire son rapport à Valens. « Seigneur, dit il, nous sommes vaincus par cet évêque. Il est supérieur h toutes les menaces, ne se laisse ébranler par aucun discours, et demeure insensible aux flatteries. Il faut nous attaquer à déplus faibles. De lui l'on obtient rien : une seule voie reste ouverte, la violence*. » Valens recula devant cette extrémité . Moins brutal que ses serviteurs , il ne pouvait s'empêcher de ressentir de l'admiration pour tant de courage. Quelque apaisement se fit dans son esprit. « Le fer se laisse amollir par le feu, » dit saint Grégoire de Nazianze, qui ajoute : « Mais il ne cesse pas pour cela

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