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d'adoption*. La solennité du martyr Eupsyquc, à laquelle Basile conviait toujours beaucoup de prélats, n'eut pas d'assistant plus empressé que lui. Il se plaisait à descendre alors à l'établissement hospitalier, ou s'étaient passés les jours décisifs de sa jeunesse*. Avec une simplicité touchante, Amphiloque consultait sans cesse Basile. Sur toutes les questions de discipline qui embarrassaient son inexpérience, il lui demandait des solutions : de là les trois lettres canoniques de celuici, qui donnent des détails si curieux sur les cas de conscience qui se posaient devant les évêques de ce temps'. Avec la même simplicité, Amphiloque avertissait Basile des calomnies répandues contre lui. C'est ainsi qu'il fit savoir à l'évêque de Césarée que des malveillants ou des sots mettaient en doute sa foi en la divinité du Saint-Esprit, et lui donna l'occasion d'écrire le traité dont nous avons déjà parlé et dont nous parlerons plus longuement ailleurs. Quand Basile se sentait tout h fait afiaibli par la maladie, au point de ne pouvoir même se faire porter en voiture à quelque sanctuaire de martyr, c'est à Amphiloque qu'il avait recours ; à son tour, il lui demandait conseil et le chargeait de le suppléer*. Le ton de ses lettres à ce (ils spirituel, chaque jour plus aimé, a quelque chose h la fois de respectueux et de paternel : le langage garde la réserve habituelle à Basile; mais on devine les épanchements qui devaient remplir leurs entretiens. « Si j'avais toujours des messagers pour les porter, lui écrit-il, je ferais des lettres que je t'adresse un journal de ma vie. C'est pour moi une grande consolation de te par-