SAINT BENOÎT D*AN1ÂNS
Christ. Il assista aa concile de Francfort^ où cet hérésiarque fat condamné en 794; il composa même quatre traités pour défendre la doctrine catholique.
Benoit était regardé comme l'oracle de la France , et y jouissait de la plus haute considération; ce qui lui facilita les moyens d'introduire la réforme dans un très-grand nombre de monastères. Il envoya de fervents religieux dans celui de Gellone, appelé depuis saint Guillem du désert, parce qu'il avait été fondé en 804 par Guillaume y duc d'Aquitaine. Louis le Débonnaire , établit le saint inspecteur de toutes les abbayes de son royaume , et le fit venir à Marmunster ou Marmoustder , en Alsace j pour l'approcher davantage de sa personne; mais comme ce lieu est éloigné d'Aix- la- Chapelle , qui était la résidence ordinaire de l'empereur , il fonda pour lui le monastère d'Inde, qui n'en est qu'à deux lieues. Le saint présida en 817 à une assemblée d'abbés, tenue pour le rétablissement de la discipline monastique , et fut le principal auteur des canons que le concile d'Aix-la- Chapelle fit la môme année pour la réformation des bénéficiers et des moines. On adopta les sta-
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lots qD'il avait dressés , et on les joignit à la r^le da patriarche saint Benoit; l'un ayant été en France et en Allemagne , ce que l'autre avait été en Italie.
Cependant la santé de notre saint dépérissait de jour en jour, et ses dernières années ne furent qu'une maladie conlinuelle. Il mourut au monastère d'Inde y le 11 février 821 y ftgé d'environ 71 ans. On l'enterra dans ce monastère, depuis appelé Saint-Corneille , parce que l'église est dédiée au saint pape de ce nom. On fait sa fête à Aniane le 11 de février; mais la plupart d^ martyrologes n'en font mémoire que le 12 du même mois, qui fut le jour de sa sépulture. Ses reliques , célèbres par plusieurs miracles, sont à l'abbaye d'Inde ou de Saint*Corneille , dans le duché de Clèves.
L'application avec laquelle saint Benoit d' Aniane étudia l'esprit de sa règle, prenait sa source dans tin désir ardent de parvenir à la perfection évangélique. il savait que le but de toutes les institutions monastiques est de faire mourir l'homme luimême pour l'unir à Dieu de la manière la plus intime. Or, cette tendance à la perfection , et par conséquent la nécessité de mourir à toutes les in-
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clinations de la nsKure corrompue, à toutes les cupidités de Tamour-propre , obligent indlstiocteipent tous les disciples de Jésus-Christ. Les chrétiens qui vivent dans le monde ne diffèrent des moines qu'en ce qu'ils marchent par une route différente : les uns et les antres doivent se proposer le même terme. Heureux celui qui, comprenant ces sublimes maximes, y conforme sa conduite ! Le démon ferait d'inutiles efforts pour lui nuire. Ses assauts ne lui réussissent qu'autant qu'il entretient des intelligences secrètes avec nousmêmes. Il ne pourra , si nous sommes zélés pour notre perfection , nous empêcher d'atteindre le sommet de cette montagne mystique , où Dieu laisse contempler ses perfections infinies par les âmes entièrement'détacbées du monde et d'ellesmêmes.
Le vénérable Bède.
Bède était né l'an 673 dans le Northumbre, sur les confins de l'Ecosse. Il fut placé par ses parents, dès l'âge de sept ans , dans le monastère de Wiremouth , que gouvernait saint Benoit Biscop, et plus