‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 100 sur 121 · Bonav., De perf. evangel., q. IV · texte numérisé non relu

Bonav., De perf. evangel., q. IV

tance, qui se pressait autour de sa chaire, était loin de se douter du malheur qui là menaçait. Elle avait subi la magie de son langage; quand il descendit de

l’ambon, elle était hors d'elle-même, toute aux joies

du moment, et ce fut au milieu d'un enthousiasme indescriptible que les solennelles affirmations du Credo, répétées par cinq mille voix, retentirent sous les voûtes de la primatiale. Le patriarche Germain entonna ensuite le même symbole en grec, et le chanta lentement, pieusement, aidé par les prélats de sa nation et par deux religieux dont l’un était Dominicain et l’autre Franciscain. Trois fois, pour mieux accentuer leur retour à l’unité catholique, ils répétèrent l’article relatif à l’Esprit-Saint : Qui procède du Père et du Fils.

C’est en souvenir de ce glorieux événement qu'on posa les deux croix qui décorent, depuis lors, le maitre-autel de la primatiale.

La question de la réunion des Grecs touchaîit à son dénouement.

rex es

Page 1