‹ Saint Bonaventure (1221-1274)Chapitre 101 sur 121 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

Il était juste que la cérémonie de l’abjuration des Grecs fût publique, afin de réparer le scandale de la révolte de Photius et d’extirper jusque dans sa racine l’arbre empoisonné du schisme. Elle eut lieu à la quatrième session le 6 juillet, dans la basilique de Saint-Jean, Georges Acropolite, le grand chancelier de l'empire, prononça, au nom de son maitre, le serment qu'on va lire : « J’abjure le schisme pour mon maitre et pour moi. Je crois de cœur et professe de bouche la foi catholique, orthodoxe et romaine ; je promets de la suivre toujours, sans m'en écarler jamais. Je reconnais la primauté de Rome el l’obcissance qui lui est due. Je confirme le tout par mon serment, sur l’âme de mon seigneur et sur la mienne (1). »

La réconciliation des Grecs était un fait accompli : l'Église d'Orient et l'Église d'Occident venaient de se : donner le baiser de paix. Grégoire X entonna le Te Deum en action de grâces. Sa voix était étouffée par les sanglots : tant il était ému! Non moins heureux

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